Chercher un emploi est vraiment moralement éprouvant et, même si je ne suis "sur le marché de l'emploi" que depuis 2 semaines, j'ai parfois de véritables moments de découragement. Ce blog est aussi un moyen d'y pallier : cela me permet d'être en activité, de façon plus ludique, mais toujours en restant dynamique dans ma recherche d'emploi.
Au début de cette semaine, j'ai enfin eu un entretien qui m'a vraiment "boosté" le moral, avec le responsable du futur Espace Culturel de Saint-Nazaire, dont l'ouverture est prévue en mars. Le contact est bien passé, des deux côtés je pense, et j'ai a priori toutes mes chances pour la suite.
Sur le plan professionnel, au-delà de ma recherche d'emploi, cette entrevue a vraiment été interessante concernant les différents sujets que nous avons abordé. Nous avions le même point de vue quant à l'importance du qualitatif en librairie, quelle que soit la structure et les impératifs de gestion.

Je suis pour la défense de l'indépendance des librairies, ce qui ne signifie pas que je ne soutiens que les librairies indépendantes. En effet, une grande enseigne telle que Leclerc a su garantir l'autonomie de ses espaces livres, qui peuvent ainsi exercer un véritable travail de libraire, sans dépendre d'une centrale d'achat (comme cela est le cas chez les FNAC, ou pire encore chez Agora actuellement). Certainement, ces structures ont des moyens que ne possèdent pas les petites librairies, et en conséquence il est très courant que celles-ci aient à souffrir de la présence de ces concurrents que certains qualifient de déloyaux. Cela est vraiement dommage car la survie du livre et de l'indépendance des libraires passe par la pluralité et la diversité des lieux de vente. Cependant, ces librairies ont entre leurs mains, parfois en l'ignorant, les atouts qui leur permettront de lutter (bien sûr pas à armes égales) et de survivre, voire de continuer à évoluer dans ce contexte concurrentiel difficile.
Car aujourd'hui, la différence se fait sur le qualitatif. Soyons clair : le livre est aujourd'hui partout. On prévoyait sa disparition à plus ou moins longue echéance et que constate-t-on aujourd'hui ? Vous pouvez acheter vos livres en librairie, en presse, en grande surface, sur internet, chez votre fleuriste ou votre quincailler... Tous se sont mis à en vendre, et c'est probablement parce qu'il n'est pas en voie de dispartition !
Alors, comment le consommateur s'y retrouve-t-il ? Eh bien il en est pour le livre comme pour les autres achats qui ont une valeur affective (même si aujourd'hui les publicistes parviennent à donner une valeur affective à tous produits : lessive, cahiers à petits carreaux, papier hygiénique ou huile d'olive). Les gens, et j'en fait partie, aiment à se retrouver face à un interlocuteur professionnel, passionné, disponible, et qui au final saura lui apporter plus que ce qu'il était simplement venu chercher. Là, les petites ou moyennes librairies ont vraiment leur carte à jouer. D'ailleurs, cette préoccupation est vraiment dans l'air du temps chez les professionnels du livre, le rapport Gallimard sur la librairie indépendante en étant la représentation avec le désir de créer un label (donc priorité au qualitatif) pour la librairie indépendante.

Pour revenir à mon entretien, j'ai vraiment apprécié de traiter de ces sujets avec un responsable d'Espace Culturel. Autant vous dire que c'est exactement le genre d'endroit dans lequel j'ai envie de travailler, et surtout de m'investir. Alors, croisez les doigts avec moi !