La question qui me préoccupe le plus est d'ordre politique. En effet, il est très probable que ne seront pas abordées lors du Salon (tout du moins par les officiels) des questions cruciales qui sont du registre des Droits de l'Homme, telles que la construction du mur par exemple. L'inauguration, le 13 mars, réunira les deux présidents : N. Sarkozy et S. Peres. Etant donné l'infléchissement de la politique française ces dernières années (qui se rapproche des américains, plus fidèles alliés d'Israël, et qui "oublie" de dénoncer les "exécutions ciblées" de l'armée israëlienne), la polémique sera bien entendu esquivée. Loin de moi l'envie de mettre mon grain de sable partout, mais il s'agit de littérature. Or celle-ci est très souvent fortement impliquée dans l'actualité sociale et politique de son pays. Reste à savoir si ces sujets seront précautionneusement laissés de côté ou s'ils seront abordés par les auteurs ou les journalistes.

Dans tous les cas, vu les auteurs invités, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir une littérature de très grande qualité :
Elie Amir, Aharon Appelfeld, Gabriela Avigur-Rotem, Benny Barbash, Ron Barkaï, Orly Castel-Bloom, Lizzie Doron, Israël Eliraz, Haïm Gouri, Michal Govrin, David Grossman, Amir Gutfreund, Alon Hilu, Shifra Horn, Miron C. Izakson, Sayed Kashua, Judith Katzir, Etgar Keret, Alona Kimhi, Ron Leshem, Savyon Liebrecht, Mira Maguen, Edna Mazya, Sami Michaël, Agi Mishol, Rutu Modan, Eshkol Nevo, Rony Oren, Amos Oz, Israël Pincas, Igal Sarna, Aaron Shabtai, Meir Shalev, Zeruya Shalev, Youval Shimoni, Ronny Someck, Zvi Yanaï, Avraham B. Yehoshua, Nurit Zarchi, Boris Zaidman.