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mardi 14 avril 2009

Comment on fait les bébés !

Ne le niez pas, depuis que l'annonce de l'heureux évenement à venir a eu lieu, cette question tourne en boucle dans votre esprit sans que vous osiez la poser : mais oui, au fait, comment fait-on les bébés ?

Comment on fait les bébés !

Heureusement, l'indémodable album de Babette Cole est là pour vous éclairer ! On y découvre une paire de parents qui débarquent un jour sans qu'on ne leur ait rien demandé, tout embarrassés, et qui entreprennent d'expliquer à leurs enfants "comment on fait les bébés" ! Mais voilà les adultes s'embrouillent dans leurs histoires de petites abeilles, de choux, de cigognes et j'en passe ... devant leurs enfants effarés.

Heureusement, ceux-ci mettent rapidement le hola et prennent l'exposé en main. Car, n'est-ce pas, à leur âge, les parents devraient savoir ces choses-là depuis longtemps ! Et les voilà lancés dans un cours très pédagogue, schémas (hilarants !) à l'appui pour expliquer dans son entière vérité et pourtant sans aucun sérieux cette chose finalement bien banale qu'est la reproduction.

Bref, un livre à offrir aux petits curieux (dès 3-4 ans) mais surtout à leurs parents, pour dédramatiser la question fatidique !

Babette Cole Comment on fait les bébés (Seuil, 1993)
ISBN : 9782020203326 Prix éditeur: 12,50 €

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samedi 14 mars 2009

"Ou comment j'ai cru devenir libraire"

Voici le sous-titre de la bande dessinée que vient de publier une de mes bloggeuses fétiches Leslie Plée : ''Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses''
Moi vivant, vous n'aurez jamais de pause
Cette BD souvent hilarante (quoique le rire fût parfois grinçant) nous décrit le quotidien de Leslie qui a la joie de découvrir le monde du travail en étant embauchée dans une "grande surface de produits culturels" ... où elle a cru devenir libraire.
Horaires abrutissants, chefs méprisants, manutention à longueur de journée, aucun droit de protester, contester, voire réflechir, les anecdotes se succèdent ...

Merci, Leslie, de parler pour nous, libraires frustrés et déçus, sous-employés et déconsidérés. Si toutes les situations décrites ne reflètent pas forcément ce que j'ai pu vivre au quotidien (elle a quand même des patrons particulièrement gratinés), certaines scènes sont à ce point identiques que c'en est absolument sidérant. Je ne résiste pas au plaisir d'en exposer une en particulier :
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(cliquez pour découvrir l'image grandeur nature sur son blog)

Je vous invite également à lire son interview sur le site de Bodoï où elle décrit quelques vérités : "La menace de se retrouver au chômage empêche les gens de revendiquer leurs droits", "C’est très déprimant d’être sous-payé et pas reconnu", "Les chefs avaient pris soin de ne recruter que des personnes dociles, des jeunes qui travaillent pour la première fois", etc ...

Je vous invite à découvrir cet ouvrage qui, au-delà de l'aspect dénonciateur, est aussi un bon moment de rigolade.

Leslie Plée Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses
(JC Gawsewitch 2009)
ISBN : 978-2350131573 Prix éditeur: 15,00 €

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mardi 1 juillet 2008

Blogoclub : "Un été prodigue" @@@ et "Une rivière sur la lune" @@@

Le Blogoclub (anciennement ''Club de lecture des bloggeuses'') avait choisi comme lecture du jour Un été prodigue de Barbara Kingsolver ; pour ma plus grande joie, vous pouvez vous en douter ! En effet, je vous avais déjà parlé de cette auteur que j'affectionne particulièrement (3 billets rien que pour elle quand même !), notamment d'Un été prodigue qui compte parmi mes favoris. Mon avis est ->ici<-

Une rivière sur la lune
Une rivière sur la luneJ'ai donc déjà écrit sur pratiquement tous les titres de Kingsolver. Il restait celui-ci. Probablement parce qu'il m'a fallu beaucoup de temps et de recul pour réfléchir à ce roman avec lequel j'ai tout d'abord eu un rapport epidermique : entre attirance et détestation. Je pense que je l'ai lu trop jeune et que certains thèmes étaient alors trop proche de moi pour que je sois à l'aise avec ce texte.
Mais j'ai senti qu'il contenait quelque chose de profond, d'important. Je l'ai relu, plus tard, et j'ai été touchée. Si le message écologique est toujours présent (la narratrice est professeur de biologie et essaie de transmettre valeurs et connaissances à ses élèves), le thème principal du roman selon moi est tout autre.
Cody revient chez elle, dans le désert d'Arizona, après 14 ans d'absence pour s'occuper de son père atteint d'Alhzeimer, alors que sa soeur avec laquelle elle connait une relation fusionnelle est au Nicaragua. Ce retour va déclencher en elle un processus de mémoire. Elle va se souvenir de son enfance, de ses rapports avec son père, sa soeur, de ces moments difficiles de l'adolescence. Finalement, en fuyant elle n'avait pas pu intégrer tout cela à sa vie. Revenir va lui permettre d'accepter sa propre histoire, de pouvoir la regarder en face, et d'appréhender différemment sa relation au père.

Ce roman particulièrement émouvant est cela avant tout : une réflexion autour de l'amour familial, intense et complexe. Si ce thème est important dans beaucoup de ses romans et nouvelles, c'est dans ce texte qu'il est le plus travaillé. Un livre que je n'oublierai pas ... un Kingsolver en somme ! ;-)

Barbara Kingsolver Une rivière sur la lune (Rivages Poche 2003)
ISBN : 978-2743611712 Prix éditeur: 9,00 €


Blogoclub Les avis sont partagés sur Un été prodigue ! Lisez les autres critiques du Blogoclub ->ici<-

mardi 26 février 2008

Un oscar pour Philippe Pollet-Villard !

Philippe Pollet-Villard aux OscarsLa France a découvert hier les résultats de la Cérémonie des Oscars : nos compatriotes étaient à l'honneur cette année ! Mais connaissez-vous Philippe Pollet-Villard, le lauréat de l'Oscar du meilleur court-métrage ?
J'ai littéralement bondi en lisant la dépêche ! Il faut vous dire que Philippe Pollet-Villard est un homme à plusieurs facettes ... Scénariste et réalisateur de documentaires et de publicités, il est donc passé à la fiction avec ce court-métrage primé (qui a aussi obtenu un César ...), promettant de revenir pour un long. Dans la fiction, il est également entré en littérature avec aujourd'hui deux romans à son actif.

Je peux vous dire que son premier roman, L'homme qui marchait avec une balle dans la tête m'avait alors vraiment marqué : si je me souviens bien, c'était le roman de la rentrée littéraire 2006 qui m'avait le plus touché. Il faut dire que, bien que Philippe Pollet-Villard soit déjà depuis longtemps familiarisé avec l'écriture de par son métier de scénariste, la maturité littéraire de ce premier roman m'avait impressionnée !

L'homme qui marchait avec une balle dans la têteCette histoire lui a été inspirée par sa rencontre avec un homme étonnant : un ancien gangster (avec une balle dans la tête) ! Il a choisi d'en faire un roman ...
On suit donc Jean-Pierre, de l'enfance à la maturité, au gré de ses amitiés, de ses amours, de ses casses et ses cavales. Des déambulations nimbées de l'ambiance très particulière des réflexions d'un homme qui cherche un sens à sa vie. La vie extraordinaire d'un homme ordinaire, surtout faite de rencontres : son ami d'enfance qui deviendra commissaire (son meilleur ennemi ...), les frères manouches rencontrés en prison, les femmes qui ont compté ... Et il est incroyable de voir combien ces individus sont tous extraordinairement attachants, parfois loufoques mais jamais pathétiques. Et tout cela grâce à la grande subtilité de l'écriture de Philippe Pollet-Villard.

Que son talent de conteur soit reconnu dans le monde de l'image contribuera, je l'éspère, à le faire connaître dans le monde de la littérature. D'autant qu'est paru en janvier son deuxième roman au titre très poétique La fabrique des souvenirs, sur lequel je lorgne depuis. Et il va sans dire que je vais m'empresser de découvrir ce fameux court-métrage (également primé aux Césars)...

Philippe Pollet-Villard L'homme qui marchait avec une balle dans la tête
* Flammarion 2006, ISBN-13: 978-2080690395, Prix éditeur: 19,00 €
* J'ai Lu 2008, ISBN-13: 978-2290003282, Prix éditeur: 6,70 €


Un extrait :
Petit à petit, c'est devenu clair pour tout le monde, y compris pour mon père, que j'étais devenu un gangster. Avec Bruno et Gros Marc nous vivions ainsi, dans la superficie des comptoirs en évitant toujours l'obscurité des coffres. Nous étions au sens propre du mot des saltimbanques, parce qu'en italien, salto in banco c'est l'art de sauter sur un banc, et qu'en Italie, un même mot désigne depuis toujours un banc et un comptoir. Nous étions donc des saltimbanques, très sûrs de notre numéro, et nous ne faisions pas la quête.

samedi 16 février 2008

Barbara Kingsolver : la littérature du respect

Barbara KingsolverIl était certain qu'un jour j'allais vous parler de Barbara Kingsolver : elle fait partie de mes auteurs favoris ! J'ai lu la totalité de ses romans et je connais nombre de personnes qui, comme moi, se sont attachés à cette écriture unique et l'ont suivie livre après livre. C'est avec plaisir que je vous fait partager aujourd'hui ma perception de l'oeuvre formidable de cette femme qui ne l'est pas moins ; peut-être à votre tour vous mettrez-vous ensuite à dévorer ses écrits.

Barbara Kingsolver est née dans le Kentucky, puis est partie s'installer en Arizona, grand état désertique et sauvage des Etats-Unis, où elle vit aujourd'hui. Diplômée de biologie, elle est également poète et militante des droits de l'homme. Cela est tout a fait représentatif des thèmes qu'elle aborde dans ses romans, dont je vais à présent vous parler ...

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dimanche 27 janvier 2008

Roman : "Mon traître" @@@

Mon traîtreVoici un des romans les plus forts que j'ai lu depuis longtemps et, bien que l'année ne vienne de commencer, je crois que ce livre fera partie de mes plus grands coups de coeur en 2008.
Sorj Chalandon est un grand reporter qui a longtemps travaillé à Libération et a reçu en 1988 le Prix Albert Londres pour ses reportages sur l'Irlande du Nord et le procès de Klaus Barbie. Autant vous dire que ce roman contient une grande part autobiographique, ce qui rend l'emotion d'autant plus poignante et authentique.

Antoine est un luthier parisien qui a découvert l'Irlande du Nord sur un coup de tête. Cela va bouleverser sa vie, tant sa fascination pour ce pays, sa révolte, ne va cesser de grandir.
Il rencontre un jour Tyrone Meehan, un combattant que tous admirent et respectent. Entre les deux hommes, une amitié très intense va naître, chacun voyant sans doute en l'autre ce qui lui manque. L'amitié de toute une vie.
Mais un jour la vérité, ignorée de tous, éclate : Tyrone Meehane trahit l'IRA pour les anglais depuis des decennies. Pour Antoine, le monde vacille, tous ses repères s'effondrent ...

Sorj ChalandonMalgré les évènements de l'Histoire qu'il nous fait traverser, ce roman est extraordinairement intimiste. On reste toujours au plus près des emotions, du froid ou de la chaleur, des poignées de main, du goût amer de la Guinness, des silences, des sourires et des chansons... Mon coeur de lectrice a battu à l'unisson de celui du narrateur tout au long du roman, et c'est un sentiment incroyable.
Sorj Chalandon a une écriture merveilleuse, faite d'une poésie épurée, incroyablement évocatrice. Il avait eu l'année passée le prix Médicis pour son deuxième roman Une promesse, et je ne pourrais pas concevoir que celui-ci ne connaisse pas le même succès populaire et critique.

Sorj Chalandon Mon traître (Grasset, 2008)
ISBN-13: 978-2246726111 Prix éditeur: EUR 17,90


Vous pouvez découvrir le premier chapitre de ce roman ici.

lundi 21 janvier 2008

Iain Levison et le monde du travail à l'américaine

Il faut absolument que je vous parle d'un auteur extraordinaire : Iain Levison.Iain Levison Ecossais immigré aux Etats-Unis, il a eu tout le loisir d'observer la véritable misère sociale cotoyant la richesse ostentatoire. Après avoir, malgré sa licence de lettres, exercé une multitude de petits boulots plus ingrats les uns que les autres, il se lance dans l'écriture. Et ce pour le plus grand plaisir des lecteurs que nous sommes, mettant sa verve et son humour décapant au service d'une critique acide de la société américaine ...

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dimanche 6 janvier 2008

BD coup de coeur : "De Cape et de Crocs" @@@

Quand j'ai vu que le 8ème tome de la série de bande dessinée De Cape et de Crocs était paru, mon sang n'a fait qu'un tour ! Mes bonnes résolutions (lever le pied sur les achats de livres en fin d'année) ont volé en éclats et je me suis vite emparé de l'objet tant convoité. Pourquoi tant d'empressement me direz-vous ?

De Cape et de Crocs T8Ah, c'est que, De Cape et de Crocs et moi, c'est une grande histoire d'amour ! Et pour cause : tous les ingrédients étaient réunis pour me séduire à coup sûr. Je vous présente la bande dessinée la plus littéraire que je connaisse. Non, non, il ne s'agit en aucun cas d'un roman dessiné. C'est un hommage constant à la littérature classique et au théâtre.


Avis aux amateurs de chansons de geste médiévales, de romans de cape et d'épée, d'aventures maritimes, de théâtre en vers et de poésie, et surtout, car c'est le plus important, d'humour. Le comique de situation se mêle sans arrêt aux subtiles jeux de langage.

De Cape et de Crocs T1Vous dénicherez des références en pagailles : le Roman de Renard, Molière, Dumas, Jules Verne et surtout Cyrano de Bergerac (voilà qui devrait ravir au moins un de nos bloggeurs, n'est-ce pas Christian ? ;-) ), et sans doute encore d'autres qui m'ont échappées.

Vous l'aurez compris, cette série est un véritable régal, pour peu que l'on aime les bons mots et la fantaisie. Car il y a en effet bien peu de rationnel dans cette aventure et c'est portés par les rêves et les chimères que l'on suit nos savoureux personnages.

Allez, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager la vidéo bande-annonce qui a été réalisée à l'occasion du 8ème (et pas ultime comme je le croyais) tome de la série. Attention, vous allez en prendre plein les yeux !

vendredi 7 décembre 2007

La Gazette de la S.-F./Fantasy

La Science-Fiction est l'un des genres les plus cloisonnés en littérature. En effet, il est de nombreux amateurs qui ne lisent que dans cette veine, tandis que beaucoup de lecteurs sont rebutés ou effrayés par ce type de romans. Je ne peux que le déplorer, pour les uns comme pour les autres. D'autant que les genres se croisent sans que personne ne s'en aperçoive : avez-vous lu ''1984'' de G. Orwell ou ''Le meilleur des mondes'' d'A. Huxley ?
Il est vrai que ceux-ci ont le bon goût d'être des classiques, et peuvent donc être publiés dans une collection "littérature". Et c'est là que se fait toute la différence ! Un même ouvrage, publié en collection S.F. ou en collection "litté" ne rencontrera pas le même public (par exemple ''Le Dernier monde'', de Céline Minard, paru chez Denoël en littérature bien que cet éditeur possède une excellente collection S.F., a été lu par le grand public et chroniqué par la presse non-spécialisée).

Si je trouve cela dommage, c'est que de nombreuses passerelles peuvent être faites entre les différents sous-genres de la littérature. Cela est même souhaitable tant il existe d'oeuvres de qualité d'un côté comme de l'autre, qui méritent d'être lu par un plus grand nombre. Pour l'instant, je trouve que c'est dans la littérature jeunesse que ce pari est le mieux réussi, où les collections sont moins cloisonnées. Et où l'imaginaire fait moins peur ?

Gazette SF Lorsque je travaillais à la Librairie Coiffard, a commencé à se mettre en place "la Gazette...", petite publication imprimée par la librairie elle-même dans le but de partager ses coups de coeur avec la clientèle autour d'un thème en particulier. La première était "la Gazette du Polar" et on m'a demandé de réaliser le second opus de la Gazette, autour de la S.F. et de la Fantasy. Ce fut un plaisir de faire partager mes coups de coeur et je vous les livre aujourd'hui :

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mercredi 5 décembre 2007

Lecture : "Jamais de la vie" @@@

Jamais de la vie
Depuis longtemps l'on me parlait de Françoise Moreau comme une auteur à la superbe écriture.
Jamais de la vie est le dernier de ses romans parus et le premier que j'ai lu. Je ne peux que confirmer qu'il s'agit d'une auteur remarquable, peu médiatisée malheureusement.

Jamais de la vie est un récit de vie, une vie sans autre aventure que les épreuves du quotidien. Blanche est une petite fille inhibée et secrète qui préfère constamment se réfugier dans ses mondes imaginaires plutôt que d'affronter la vie réelle. Elle se crée ainsi un cocon rassurant, fait de rêves et de douceur. Cela agace singulièrement les adultes qui l'entourent, avec lesquelles la communication paraît impossible, qui ne comprennent pas son apathie et préfèreraient voir une enfant insouciante et pleine de vie.

Mais Blanche ne veut pas se frotter à la vie et c'est toujours bien malgré elle qu'elle se verra progressivement chassée de son univers enfantin. Ainsi, elle finira par accepter sa propre existence et à commencer à vivre car, pour cela, il n'est jamais trop tard.
Jamais de la vie-photoFrançoise Moreau nous offre un personnage atypique et très attachant. L'ambiance ouatée qu'elle installe, empreinte de la mélancolie d'un jour de pluie, est absolument envoûtante. Passées les premières pages un peu déroutantes, on ne peut plus quitter la comagnie de Blanche jusqu'à l'épilogue.
Voici un roman qui laisse aussi pensif et rêveur que son héroïne ...

Françoise Moreau Jamais de la vie (Diabase, 2007)
ISBN-13: 978-2911438516 Prix éditeur: EUR 17,00

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